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06/02/2014
Revue des Livres. In : Galerie (Revue culturelle et pédagogique du Centre Culturel Differdange) 31(2013) n°2, pages 285-287
Selon le président Ed. Kirsch qui le préface, le livre de la Fédération Générale des Instituteurs Luxembourgeois commémorant le 100e anniversaire de la loi scolaire de 1912 honore la mémoire des hommes et femmes qui s’engagèrent au début du 20e siècle pour l’émancipation de l’instituteur luxembourgeois et pour une école où les sciences prendraient enfin le pas sur les croyances. Cette loi historique, on l’appelait encore la loi Braun, d’après Pierre Braun, directeur général de l’Intérieur dans le gouvernement de Paul Eyschen, de 1910 à 1915. Elle introduisit la gratuité de l’enseignement primaire et étendit sa durée à sept ans. Elle marqua surtout les esprits en affranchissant l’instituteur de la servitude dans laquelle il était tenu par l’Eglise catholique. Par cet acte délibéré, elle jeta de l’huile sur le feu de la guerre culturelle que se livraient alors le bloc de la gauche et la droite cléricale.
La tourmente, dans laquelle ce combat politique plongeait alors l’école luxembourgeoise, fait l’objet d’une conférence, rédigée par Régis Moes. Il revient sur les lois scolaires antérieures et notamment sur la loi Kirpach de 1881, laquelle propageait déjà l’idée de séparation des enseignements profane et religieux. Mais en 1898, les députés catholiques réussirent à renforcer de nouveau l’influence de l’Eglise sur l’école primaire et dès lors les enseignants étaient tiraillés par deux idéologies opposées, ce qui entraîna une scission de la FGIL, fondée en 1900, dès 1909, suite à la création du Katholischer Lehrer- und Lehrerinnenverband. Régis Moes analyse les rapports de la commission spéciale, instituée pour réorganiser l’Ecole normale, les conclusions d’une étude que le ministre avait confiée à ce propos à trois instituteurs de la FGIL, et les recherches effectuées par les députés eux-mêmes, après le dépôt de la loi. Les débats très nourris faisaient apparaître que les uns s’inspiraient plutôt de l’expérience belge, où les écoles privées catholiques étaient subventionnées largement, et les autres en France, où Jules Ferry avait mis sur pied une école publique soucieuse de la liberté de conscience de l’enfant.
S’il est vrai que la question scolaire était au centre de la lutte entre la droite et la gauche, l’auteur a raison de rappeler qu’il y avait aussi des points de consensus, au-delà des clivages. Nul ne contestait qu’il était grand-temps d’adapter l’école luxembourgeoise aux besoins et au défis du nouveau siècle, à l’industrialisation et au développement démographique, enfin à la compétition européenne. On se mit d’accord sur un certain nombre d’innovations pédagogiques, comme par exemple l’extension de l’obligation scolaire, le combat de l’absentéisme ou encore l’inscription de la langue luxembourgeoise dans le plan d’études. On reconnaissait aussi l’urgence de réformer la formation des maîtres. Le plus grand point d’achoppement restant fut l’enseignement des vertus chrétiennes, dans les écoles, par les ministres du culte. Or ces derniers n’y mettaient plus les pieds jusqu’en 1921, l’évêque ayant déclaré que sa conscience lui interdisait formellement de prêter son concours à l’exécution de cette loi qu’il jugea préjudiciable aux intérêts de l’Eglise et de la religion. Certes, un compromis fut trouvé le 15 juillet 1921, mais l’histoire de la loi scolaire montre qu’il est plus difficile de terminer un combat idéologique que de s’arranger au sujet de différends pédagogiques. A partir de la 26e page, le livre reproduit des textes qui ont déjà été publiés par la FGIL en 1987, dans une brochure intitulée « La loi Braun de 1912 – La libération de l’instituteur ». D’après Jacques Maas, la loi scolaire de 1912 fut un enjeu politique majeur et déterminant pour l’avenir du pays. Il raconte les racines sociologiques des antagonistes menant le combat, épluche leurs motifs et arguments et retrace les campagnes qu’ils menaient pour remporter la partie. La manipulation de l’opinion publique par la tentative des opposants d’impliquer la couronne directement dans la lutte, empêcha un débat serein.
Ed. Kirsch peint la situation de l’instituteur luxembourgeois avant 1912, à partir de la fin de l’Ancien Régime. En laissant défiler le 19e siècle, il souligne la lenteur extrême de la progression de la législation, de l’instruction publique et de l’amélioration de l’image du pauvre maître d’école de campagne. Il parle aussi des pionniers du mouvement syndical et des premiers périodiques des instituteurs. Dans une seconde contribution, Ed. Kirsch analyse les progrès apportés par la loi Braun et le positionnement des deux syndicats. Enfin Ed. Kirsch et Jacques Maas approfondissent ensemble les aspects des débats parlementaires sur les articles les plus sensibles de la loi, c.-à-d. sur les instructions concernant l’instruction religieuse et le droit de regard des curés sur celle-ci, à l’école.
Revenons à l’édition augmentée de 2012. Alors que Régis Moes nous a déjà révélé que l’école n’est pas un terrain neutre, Nadine Elcheroth, membre de la direction syndicale du SEW/OGBL revient sur les raisons qui poussèrent les instituteurs à s’organiser politiquement: « Wie und wann organisierten sich Lehrer in Luxemburg um 1900 politisch ? »
Il s’agissait d’un processus qui accompagnait l’ouverture d’esprit de ce corps, sa progression matérielle dans la société et son gain de reconnaissance sociale. Ce mouvement allait de pair avec le décollage industriel et le développement économique du pays; il n’aurait pas été syndical s’il n’avait pas visé des améliorations comme des augmentations de salaires ou l’obtention d’assurances sociales. Nadine Elcheroth s’attarde sur le rôle que joua la mutuelle des enseignants, précurseur de dix ans de l’Association des Instituteurs du Grand-Duché de Luxembourg, fondée en 1895. Elle regarde les effets pervers de la loi réactionnaire de 1898 et du certificat de moralité, jetés comme embûches sur le chemin de l’émancipation de la profession. La fondation de la FGIL par Mathias Adam apparaît alors comme un pas décisif dans la bonne direction.
Le livre continue par un article de Renée Wagener sur le combat des institutrices luxembourgeoises pour l’émancipation de la femme mariée, par un autre de Cécile Paulus sur les relations Etat/Eglise/Ecole, par un toast que René Worré porte à la laïcité qui aurait pris de l’âge et se termine par quelques considérations de Patrick Arendt sur les nouvelles lois scolaires de 2009. Elles ont, milite-t-il, préparé le terrain à l’école néolibérale et déclenché de ce fait une nouvelle guerre culturelle. Sur le terrain, il déniche déjà des effets néfastes et l’école publique risque d’y perdre son âme, parce qu’on la force à trahir ses vraies valeurs sur l’autel de la méritocratie. Il semble donc que cette histoire d’une lutte scolaire n’ait pas encore trouvé le mot de la fin.
On peut regretter qu’il manque dans ce livre superbe un chapitre sur la mise en oeuvre de la loi Braun, par les administrations communales, dans les villes comme à la campagne. Comment ont-elles accueilli le nouveau vent qui soufflait de gauche et comment les maîtres d’école d’alors l’ont-ils traduit en pratique et tourné en progrès pour la nation? Il faut croire que l’enthousiasme était bien plus fort en 1912, que cent ans plus tard.
La tourmente, dans laquelle ce combat politique plongeait alors l’école luxembourgeoise, fait l’objet d’une conférence, rédigée par Régis Moes. Il revient sur les lois scolaires antérieures et notamment sur la loi Kirpach de 1881, laquelle propageait déjà l’idée de séparation des enseignements profane et religieux. Mais en 1898, les députés catholiques réussirent à renforcer de nouveau l’influence de l’Eglise sur l’école primaire et dès lors les enseignants étaient tiraillés par deux idéologies opposées, ce qui entraîna une scission de la FGIL, fondée en 1900, dès 1909, suite à la création du Katholischer Lehrer- und Lehrerinnenverband. Régis Moes analyse les rapports de la commission spéciale, instituée pour réorganiser l’Ecole normale, les conclusions d’une étude que le ministre avait confiée à ce propos à trois instituteurs de la FGIL, et les recherches effectuées par les députés eux-mêmes, après le dépôt de la loi. Les débats très nourris faisaient apparaître que les uns s’inspiraient plutôt de l’expérience belge, où les écoles privées catholiques étaient subventionnées largement, et les autres en France, où Jules Ferry avait mis sur pied une école publique soucieuse de la liberté de conscience de l’enfant.
S’il est vrai que la question scolaire était au centre de la lutte entre la droite et la gauche, l’auteur a raison de rappeler qu’il y avait aussi des points de consensus, au-delà des clivages. Nul ne contestait qu’il était grand-temps d’adapter l’école luxembourgeoise aux besoins et au défis du nouveau siècle, à l’industrialisation et au développement démographique, enfin à la compétition européenne. On se mit d’accord sur un certain nombre d’innovations pédagogiques, comme par exemple l’extension de l’obligation scolaire, le combat de l’absentéisme ou encore l’inscription de la langue luxembourgeoise dans le plan d’études. On reconnaissait aussi l’urgence de réformer la formation des maîtres. Le plus grand point d’achoppement restant fut l’enseignement des vertus chrétiennes, dans les écoles, par les ministres du culte. Or ces derniers n’y mettaient plus les pieds jusqu’en 1921, l’évêque ayant déclaré que sa conscience lui interdisait formellement de prêter son concours à l’exécution de cette loi qu’il jugea préjudiciable aux intérêts de l’Eglise et de la religion. Certes, un compromis fut trouvé le 15 juillet 1921, mais l’histoire de la loi scolaire montre qu’il est plus difficile de terminer un combat idéologique que de s’arranger au sujet de différends pédagogiques. A partir de la 26e page, le livre reproduit des textes qui ont déjà été publiés par la FGIL en 1987, dans une brochure intitulée « La loi Braun de 1912 – La libération de l’instituteur ». D’après Jacques Maas, la loi scolaire de 1912 fut un enjeu politique majeur et déterminant pour l’avenir du pays. Il raconte les racines sociologiques des antagonistes menant le combat, épluche leurs motifs et arguments et retrace les campagnes qu’ils menaient pour remporter la partie. La manipulation de l’opinion publique par la tentative des opposants d’impliquer la couronne directement dans la lutte, empêcha un débat serein.
Ed. Kirsch peint la situation de l’instituteur luxembourgeois avant 1912, à partir de la fin de l’Ancien Régime. En laissant défiler le 19e siècle, il souligne la lenteur extrême de la progression de la législation, de l’instruction publique et de l’amélioration de l’image du pauvre maître d’école de campagne. Il parle aussi des pionniers du mouvement syndical et des premiers périodiques des instituteurs. Dans une seconde contribution, Ed. Kirsch analyse les progrès apportés par la loi Braun et le positionnement des deux syndicats. Enfin Ed. Kirsch et Jacques Maas approfondissent ensemble les aspects des débats parlementaires sur les articles les plus sensibles de la loi, c.-à-d. sur les instructions concernant l’instruction religieuse et le droit de regard des curés sur celle-ci, à l’école.
Revenons à l’édition augmentée de 2012. Alors que Régis Moes nous a déjà révélé que l’école n’est pas un terrain neutre, Nadine Elcheroth, membre de la direction syndicale du SEW/OGBL revient sur les raisons qui poussèrent les instituteurs à s’organiser politiquement: « Wie und wann organisierten sich Lehrer in Luxemburg um 1900 politisch ? »
Il s’agissait d’un processus qui accompagnait l’ouverture d’esprit de ce corps, sa progression matérielle dans la société et son gain de reconnaissance sociale. Ce mouvement allait de pair avec le décollage industriel et le développement économique du pays; il n’aurait pas été syndical s’il n’avait pas visé des améliorations comme des augmentations de salaires ou l’obtention d’assurances sociales. Nadine Elcheroth s’attarde sur le rôle que joua la mutuelle des enseignants, précurseur de dix ans de l’Association des Instituteurs du Grand-Duché de Luxembourg, fondée en 1895. Elle regarde les effets pervers de la loi réactionnaire de 1898 et du certificat de moralité, jetés comme embûches sur le chemin de l’émancipation de la profession. La fondation de la FGIL par Mathias Adam apparaît alors comme un pas décisif dans la bonne direction.
Le livre continue par un article de Renée Wagener sur le combat des institutrices luxembourgeoises pour l’émancipation de la femme mariée, par un autre de Cécile Paulus sur les relations Etat/Eglise/Ecole, par un toast que René Worré porte à la laïcité qui aurait pris de l’âge et se termine par quelques considérations de Patrick Arendt sur les nouvelles lois scolaires de 2009. Elles ont, milite-t-il, préparé le terrain à l’école néolibérale et déclenché de ce fait une nouvelle guerre culturelle. Sur le terrain, il déniche déjà des effets néfastes et l’école publique risque d’y perdre son âme, parce qu’on la force à trahir ses vraies valeurs sur l’autel de la méritocratie. Il semble donc que cette histoire d’une lutte scolaire n’ait pas encore trouvé le mot de la fin.
On peut regretter qu’il manque dans ce livre superbe un chapitre sur la mise en oeuvre de la loi Braun, par les administrations communales, dans les villes comme à la campagne. Comment ont-elles accueilli le nouveau vent qui soufflait de gauche et comment les maîtres d’école d’alors l’ont-ils traduit en pratique et tourné en progrès pour la nation? Il faut croire que l’enthousiasme était bien plus fort en 1912, que cent ans plus tard.
Armand Logelin
11/04/2013

Buchvorstellung: „1912-2012 – Histoire d’une lutte scolaire“: (tageblatt 11. April 2013)

09/11/2012
Le quotidien - L'émancipation de l'instituteur(212.6 KB)
10/10/2012
Tageblatt - Ein Schritt in Richtung Emanzipation der Lehrer(229.5 KB)
12/11/2012
Tageblatt - 3 Fragen an Ed Kirsch(205.8 KB)
9/11/2012
Tageblatt - 100. Jahrestags des Schulgesetzes von 1912(224.5 KB)
12/11/2012

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Commémoration de la loi de 1912
Commémoration du centenaire de la loi scolaire de 1912
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- Usprooch vum Ed Kirsch, President vun der FGIL:base:news
- Konferenz vum Régis Moes iwwert d’Schoulgesetz vu 1912
- Galerie Photo:base:news (I)
10/10/2012
12/11/2012
9/11/2012
12/11/2012

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14/03/2011
Journée de réflexion SEW/OGBL - FGIL
Nach dem Kampf zur Aufwertung der Laufbahn und langen Diskussionen zum Inhalt des neuen Schulgesetzes hatten die Lehrerinnen und Lehrer der Grundschule mit einer ruhigeren Periode gerechnet, um die Reform umsetzen zu können, schreibt SEW-Präsident Patrick Arendt im Leitartikel des aktuellen SEWJournal.
Robert Schneider
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Dem sei aber nicht so, fährt er fort und verweist auf den Frust beim Personal über schlecht vorbereitete Veränderungen und großen Verwaltungsaufwand für die Lehrerschaft.
Ein besonderer Dorn im Auge der Lehrergewerkschaft sind die neuen Bewertungskriterien der Schüler, aber auch die der einzelnen Schulen und nicht zuletzt die Bewertung von außen (PISA).
Um klarer zu sehen, aber auch um ihren Protest zu formulieren und nach Alternativen zu suchen, luden SEW und FGIL am Wochenende zu einer „Journée de réflexion“ nach Remich, wo etwa 50 Lehrer am Morgen ein Rundtischgespräch erleben konnten, an dem auch Unterrichtsministerin Mady Delvaux teilnahm.
„Ausgepumpte Lehrer“
In seiner Begrüßungsansprache in den Räumen des Cefos (Centre de formation et de séminaires) verwies der SEW-Präsident denn am Samstag darauf, viele Lehrer seien ob des Arbeitsaufwandes seit der Reform ausgepumpt.
Die Evaluierung, dies sei auch Standpunkt des SEW, sei der Schlüssel zu einer qualitativ hochwertigen Schule. Das aktuelle System bedinge aber Kritiken fundamentaler Natur, die weit über Kinderkrankheiten eines neuen Systems hinausreichten.
Das neue Bewertungssystem der Schüler bedeute einen enormen Aufwand und die Lehrerschaft identifiziere sich nicht mit den neuen Kriterien. Er frage sich, ob die Ziele der Reform, mit denen die Gewerkschaft prinzipiell einverstanden sei, unter diesen Voraussetzungen noch anvisiert werde bzw. werden könne.
Der Erfolg der Reform hänge davon ab, dass sie von den Lehrern getragen und von den Eltern verstanden werde, so Arendt, der befürchtet, die neuen Bewertungssysteme führten zu einem Wettlauf durch die Grundschule für einige der Kinder und gingen zu Lasten schwächerer Schüler.
Es müssten auch dringend Antworten gesucht und gefunden werden, was den Übergang von Grundschule zu Sekundarschulen betrifft. In zwei Jahren seien die ersten Schüler so weit und er hoffe, dass die entsprechenden Prozeduren nicht im Ministerium hinter verschlossenen Türen ausgearbeitet, sondern die Lehrer miteinbezogen würden.
Schließlich bedauerte er, dass die „Journée de réflexion“ vom Script nicht als obligatorische Weiterbildung der Lehrer anerkannt worden sei.
Anschließend moderierte Ed Kirsch (Präsident der FGIL) das geplante Rundtischgespräch, an dem neben der Unterrichtsministerin auch Dr. Romain Martin (Emacs, Uni Luxemburg), Monique Adam (SEW), Michèle Retter (FAPEL) und Martine Burg (Lehrerin) teilnahmen.
PISA, Ranking,Kompetenzen ...
Die Teilnehmer diskutierten während einer guten Stunde darüber, ob der PISA-Test nützlich oder wenig aussagekräftig, die Teilnahme daran also wichtig oder gar kontraproduktiv sei, ob die Evaluierung der einzelnenen Schulen zu einer Konkurrenzsituation führe, und über Sinn und Zweck einer Evaluierung der Schüler in der Grundschule.
Bei vielen Punkten gab die Ministerin sich diskussionsbereit, beharrte aber auch auf einigen Aspekten und erklärte die Zwänge, die in ihren Augen z.B. die Einführung eines „tronc commun“ nach der Grundschule in Luxemburg unmöglich machen.
Interessant war ihre Aussage im Rahmen der Diskussion über die Beurteilung einzelner Schulen und die damit verbundenen Risiken einer Gettoisierung. Dieses Risiko sehe sie auch, so Mady Delvaux, stelle aber fest, dass die Eltern ihre Kinder unabhängig von der Qualität der Schule eher dort unterbringen, wo die soziale Zusammensetzung am ehesten ihren Vorstellungen entspricht.
Schwache Schulen zu detektieren, verfolge nicht den Zweck, diese zu schließen (wie dies etwa in Großbritannien der Fall ist); vielmehr könne dies eine Chance zur konsequenten Unterstützung für diese Institutionen sein.
Einigkeit herrschte am Samstag auch darüber, dass zu viele Kinder in Luxemburg ein Jahr wiederholten (etwa ein Viertel der Schulpopulation der Grundschule). Dabei zeigen alle entsprechenden Studien, dass der Lernzuwachs bei schwachen Schülern in einer höheren Klasse größer ist als bei einer Wiederholung des Schuljahres (oder Verbleiben in einem Zyklus).
Bis zum Nachmittag diskutierten die Lehrer anschließend in Arbeitsgruppen über Alternativen zu den Modellen des Ministeriums.
Robert Schneider
![]() Rundtischgespräch mit Mady Delvaux, Dr. Romain Martin, Ed Kirsch, Martine Burg, Michèle Retter und Monique Adam (v.l.n.r.) |
![]() Das Lehrpersonal auf der Suche nach Alternativen |
Dem sei aber nicht so, fährt er fort und verweist auf den Frust beim Personal über schlecht vorbereitete Veränderungen und großen Verwaltungsaufwand für die Lehrerschaft.
Ein besonderer Dorn im Auge der Lehrergewerkschaft sind die neuen Bewertungskriterien der Schüler, aber auch die der einzelnen Schulen und nicht zuletzt die Bewertung von außen (PISA).
Um klarer zu sehen, aber auch um ihren Protest zu formulieren und nach Alternativen zu suchen, luden SEW und FGIL am Wochenende zu einer „Journée de réflexion“ nach Remich, wo etwa 50 Lehrer am Morgen ein Rundtischgespräch erleben konnten, an dem auch Unterrichtsministerin Mady Delvaux teilnahm.
„Ausgepumpte Lehrer“
In seiner Begrüßungsansprache in den Räumen des Cefos (Centre de formation et de séminaires) verwies der SEW-Präsident denn am Samstag darauf, viele Lehrer seien ob des Arbeitsaufwandes seit der Reform ausgepumpt.
Die Evaluierung, dies sei auch Standpunkt des SEW, sei der Schlüssel zu einer qualitativ hochwertigen Schule. Das aktuelle System bedinge aber Kritiken fundamentaler Natur, die weit über Kinderkrankheiten eines neuen Systems hinausreichten.
Das neue Bewertungssystem der Schüler bedeute einen enormen Aufwand und die Lehrerschaft identifiziere sich nicht mit den neuen Kriterien. Er frage sich, ob die Ziele der Reform, mit denen die Gewerkschaft prinzipiell einverstanden sei, unter diesen Voraussetzungen noch anvisiert werde bzw. werden könne.
Der Erfolg der Reform hänge davon ab, dass sie von den Lehrern getragen und von den Eltern verstanden werde, so Arendt, der befürchtet, die neuen Bewertungssysteme führten zu einem Wettlauf durch die Grundschule für einige der Kinder und gingen zu Lasten schwächerer Schüler.
Es müssten auch dringend Antworten gesucht und gefunden werden, was den Übergang von Grundschule zu Sekundarschulen betrifft. In zwei Jahren seien die ersten Schüler so weit und er hoffe, dass die entsprechenden Prozeduren nicht im Ministerium hinter verschlossenen Türen ausgearbeitet, sondern die Lehrer miteinbezogen würden.
Schließlich bedauerte er, dass die „Journée de réflexion“ vom Script nicht als obligatorische Weiterbildung der Lehrer anerkannt worden sei.
Anschließend moderierte Ed Kirsch (Präsident der FGIL) das geplante Rundtischgespräch, an dem neben der Unterrichtsministerin auch Dr. Romain Martin (Emacs, Uni Luxemburg), Monique Adam (SEW), Michèle Retter (FAPEL) und Martine Burg (Lehrerin) teilnahmen.
PISA, Ranking,Kompetenzen ...
Die Teilnehmer diskutierten während einer guten Stunde darüber, ob der PISA-Test nützlich oder wenig aussagekräftig, die Teilnahme daran also wichtig oder gar kontraproduktiv sei, ob die Evaluierung der einzelnenen Schulen zu einer Konkurrenzsituation führe, und über Sinn und Zweck einer Evaluierung der Schüler in der Grundschule.
Bei vielen Punkten gab die Ministerin sich diskussionsbereit, beharrte aber auch auf einigen Aspekten und erklärte die Zwänge, die in ihren Augen z.B. die Einführung eines „tronc commun“ nach der Grundschule in Luxemburg unmöglich machen.
Interessant war ihre Aussage im Rahmen der Diskussion über die Beurteilung einzelner Schulen und die damit verbundenen Risiken einer Gettoisierung. Dieses Risiko sehe sie auch, so Mady Delvaux, stelle aber fest, dass die Eltern ihre Kinder unabhängig von der Qualität der Schule eher dort unterbringen, wo die soziale Zusammensetzung am ehesten ihren Vorstellungen entspricht.
Schwache Schulen zu detektieren, verfolge nicht den Zweck, diese zu schließen (wie dies etwa in Großbritannien der Fall ist); vielmehr könne dies eine Chance zur konsequenten Unterstützung für diese Institutionen sein.
Einigkeit herrschte am Samstag auch darüber, dass zu viele Kinder in Luxemburg ein Jahr wiederholten (etwa ein Viertel der Schulpopulation der Grundschule). Dabei zeigen alle entsprechenden Studien, dass der Lernzuwachs bei schwachen Schülern in einer höheren Klasse größer ist als bei einer Wiederholung des Schuljahres (oder Verbleiben in einem Zyklus).
Bis zum Nachmittag diskutierten die Lehrer anschließend in Arbeitsgruppen über Alternativen zu den Modellen des Ministeriums.
14/03/2011
Dritte „Journée de réflexion“ von SEW und FGIL (Tageblatt 12/3/2011)
Suche nach alternativen Bewertungsmethoden
Die Lehrergewerkschaften SEW und FGIL, die eng zusammenarbeiten, laden heute zu ihrer dritten „Journée de réflexion“ ins Remicher Cefos („Centre de formation et de séminaires“) ein, wo sie am Morgen und einem Teil des Nachmittags über die neuen Evaluierungsmethoden diskutieren werden und nach Alternativen suchen wollen.
Robert Schneider
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Die Lehrergewerkschaften SEW und FGIL, die eng zusammenarbeiten, laden heute zu ihrer dritten „Journée de réflexion“ ins Remicher Cefos („Centre de formation et de séminaires“) ein, wo sie am Morgen und einem Teil des Nachmittags über die neuen Evaluierungsmethoden diskutieren werden und nach Alternativen suchen wollen.
Robert Schneider
08/03/2011
Seit 25 Jahren vergibt die Lehrergewerkschaft FGIL den „Prix Nic Thoma“ an Personen oder Organismen, welche die öffentliche Schule in der Gesellschaft weiterbringen. Gestern Abend wurde der 20. Preis dieser Art an Monique Adam, langjährige SEW-Präsidentin, überreicht.

Wie FGIL-Präsident Ed Kirsch bei dieser Gelegenheit im Auditorium des Cercle-Cité vor zahlreichen Lehrern betonte, wurde der Preis in dieser Form zum letzten Mal überreicht. Dass der „Prix Nic Thoma“ an eine Gewerkschafterin geht, ist dabei eine Premiere. Kirsch ging in seiner Laudatio auf die Verdienste von Monique Adam für die öffentliche Schule in Luxemburg ein (siehe auch unsere gestrige Ausgabe) und unterstrich, der Preis sei vor allem wegen der Demokratisierungsbestrebungen (Mitbestimmung der Lehrer), der Leistungen um die Ausbildung der Lehrerschaft und die Verbesserung des Bildes des „Schoulmeeschter“ und der „Léierin“ in der Gesellschaft vergeben worden.
Weiter überreichte die FGIL im Rahmen der Preisverteilung ein Subsidium an Vertreter der Niederanvener Schule „am Sand“ für ihr Projekt, bei dem Gelder für Schulen und Lehrer in Ruanda gesammelt werden.
Monique Adam bedankte sich für den Preis und versprach, auch weiterhin gewerkschaftlich aktiv zu bleiben, allerdings nicht mehr an vorderster Front. Sie wolle mehr Zeit zum Nachdenken, zur Reflexion haben.
Das Preisgeld will sie dafür einsetzen, dass die Kinder der Schule am Bahnhof (wo sie unterrichtet) einen Auslandsausflug unternehmen können. r.s.
tageblatt (3.3.2011)
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Prix Nic Thoma
Scheidende SEW-Präsidentin Monique Adam ausgezeichnet
Seit 25 Jahren vergibt die Lehrergewerkschaft FGIL den „Prix Nic Thoma“ an Personen oder Organismen, welche die öffentliche Schule in der Gesellschaft weiterbringen. Gestern Abend wurde der 20. Preis dieser Art an Monique Adam, langjährige SEW-Präsidentin, überreicht.

Wie FGIL-Präsident Ed Kirsch bei dieser Gelegenheit im Auditorium des Cercle-Cité vor zahlreichen Lehrern betonte, wurde der Preis in dieser Form zum letzten Mal überreicht. Dass der „Prix Nic Thoma“ an eine Gewerkschafterin geht, ist dabei eine Premiere. Kirsch ging in seiner Laudatio auf die Verdienste von Monique Adam für die öffentliche Schule in Luxemburg ein (siehe auch unsere gestrige Ausgabe) und unterstrich, der Preis sei vor allem wegen der Demokratisierungsbestrebungen (Mitbestimmung der Lehrer), der Leistungen um die Ausbildung der Lehrerschaft und die Verbesserung des Bildes des „Schoulmeeschter“ und der „Léierin“ in der Gesellschaft vergeben worden.
Weiter überreichte die FGIL im Rahmen der Preisverteilung ein Subsidium an Vertreter der Niederanvener Schule „am Sand“ für ihr Projekt, bei dem Gelder für Schulen und Lehrer in Ruanda gesammelt werden.
Monique Adam bedankte sich für den Preis und versprach, auch weiterhin gewerkschaftlich aktiv zu bleiben, allerdings nicht mehr an vorderster Front. Sie wolle mehr Zeit zum Nachdenken, zur Reflexion haben.
Das Preisgeld will sie dafür einsetzen, dass die Kinder der Schule am Bahnhof (wo sie unterrichtet) einen Auslandsausflug unternehmen können. r.s.
tageblatt (3.3.2011)
- Interview mam Monique Adam:base:news
Tageblatt (2.3.2011)
- Laudatio vum Ed Kirsch:base:news
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