Assemblée générale de la FGIL : Allocution de bienvenue d’Ed. KIRSCH

24/05/2009

2008-2009: une année exceptionnelle pour l’école et pour les instituteurs



L’année écoulée fut pour les instituteurs et pour l’école publique luxembourgeoise une année tout à fait exceptionnelle.



Elle fut exceptionnelle au vu des dossiers éminemment importants qu’il fallait traiter, notamment ceux relatifs à la nouvelle législation scolaire et à la revalorisation de la carrière de l’instituteur.

Elle fut exceptionnelle également à travers la très forte mobilisation syndicale dont les instituteurs ont su faire preuve et qui fut principalement initiée et soutenue par l’action militante du SEW efficacement soutenu par sa centrale syndicale, l’OGB-L. L’autre syndicat se montra nettement plus hésitant et ne put au contraire aucunement compter sur l’appui de la CGFP où les instituteurs ne comptent que peu d’amis.

La nouvelle loi scolaire engendrera pour l’école fondamentale et partant pour l’action future de la FGIL de sérieuses conséquences aux niveaux

  • de la politique scolaire
  • de notre action en tant que maison d’édition de matériel scolaire
  • de nos statuts.


En ce qui concerne la politique scolaire, il faut espérer que maintenant que la nouvelle loi est définitivement votée, tous les partenaires scolaires uniront leurs efforts afin de faire aboutir les profondes réformes auxquelles elle aspire même si tout ne pourra se faire en une ou deux années.

Les points positifs à relever sont de taille. Selon Ed. KIRSCH il convient de souligner tout particulièrement

  • la cogestion qui dorénavant a une base légale à travers les comités d’école et comités de cogestion. Cette cogestion indispensable à la mise en place des réformes, à peine votée, est malheureusement déjà menacée par une drôle de coalition de plusieurs partis politiques voulant à tout prix imposer un directeur d’écoles dont l’école fondamentale n’a nullement besoin.
  • La revalorisation de la carrière avec notamment le reclassement des instituteurs dans la carrière supérieure de l’enseignement, aboutissement d’un dur combat entamé il y a de longues années.
  • La redéfinition des allégements d’ancienneté en matière de la tâche désormais identiques à ceux pratiqués dans l’enseignement secondaire.
  • La prise en compte des activités pour les besoins des LASEP, MUSEP, Arts à l’école et autres.


Sur d’autres points de la nouvelle loi, la FGIL a une approche plus nuancée. Nous ne pensons guère que l’introduction de cycles d’apprentissage puisse apporter les améliorations pédagogiques presque révolutionnaires auxquelles le monde politique prétend s’attendre de même que nous doutons très sérieusement que l’enseignement sur base de socles de compétences puisse être généralisé aussi rapidement et aussi radicalement que d’aucuns ne le prônent.
De même nous redoutons l’accroissement effréné du travail administratif incombant à l’instituteur, constatant au passage que les moyens mis à la disposition des organes de cogestion par le biais de leçons de décharge sont nettement insuffisants.
Aucun progrès n’a pu être réalisé quant à l’introduction d’un cours généralisé et unique d’éducation aux valeurs, le PCS ayant une fois de plus imposé ses vues rétrogrades en la matière.

Ed. KIRSCH a ensuite souligné que les nouvelles dispositions légales obligeront les responsables de la FGIL à préparer la refonte générale de notre offre en matière de matériel didactique, travail de longue haleine que nous venons d’entamer.

Finalement, la nouvelle loi scolaire engendre pour la FGIL la nécessité de procéder à une reformulation de certains articles de nos statuts, le libellé actuel mentionnant expressis verbis la loi scolaire de 1912. Une assemblée générale extraordinaire se tiendra donc fin 2009 afin de procéder aux changements nécessaires.

Le président a dans ce contexte exprimé le désir que nos délégués profitent de l’occasion pour adopter certains changements statutaires plus vastes et qui permettront de favoriser le renforcement de notre organisation et le rajeunissement de ses structures. D’après les discussions qui ont été menées à ce sujet au sein du conseil d’administration, les modifications projetées pourraient en premier lieu viser un net accroissement du nombre des délégués, le nombre actuel n’étant plus approprié pour représenter une FGIL qui compte désormais plus d’un millier de membres.

Ed Kirsch
Président de la FGIL